En bref
- Une murder party d’entreprise se joue en environ 2 h 30, accueil, trois tours d’enquête et révélation compris.
- Une table accueille de 5 à 14 joueurs ; au-delà, on forme plusieurs tables avec des enquêtes différentes.
- Les personnages doivent rester fictifs : aucune allusion à la vie privée ou aux conflits réels des collègues.
- Le jeu peut être organisé en interne, sans animateur, par un collègue qui reçoit le guide de l’organisateur.
- Les rôles s’envoient une à deux semaines avant, avec une participation présentée comme volontaire.
Pourquoi une murder party pour son équipe
Les activités de cohésion d’équipe ont parfois mauvaise réputation : exercices artificiels, jeux qui mettent mal à l’aise, discours sur l’esprit d’équipe. La murder party a l’avantage d’être d’abord un jeu, et un bon jeu. On ne demande à personne de « travailler sa communication » : on lui confie un personnage, un secret et une enquête à résoudre.
Pourtant, les bénéfices recherchés par un team building sont bien là :
- Des échanges entre services qui se croisent peu. Le comptable doit interroger la commerciale, la stagiaire confronte le directeur, et les hiérarchies s’effacent le temps de la partie.
- De la coopération et de la négociation, puisque personne ne détient seul la solution : il faut partager des indices, recouper, convaincre.
- Des souvenirs communs, qui alimentent les conversations à la machine à café pendant des semaines.
- Une activité accessible à tous, sans condition physique, sans compétence particulière, en intérieur.
Pot de fin d’année, séminaire ou team building : quel format ?
Le pot ou la soirée de fin d’année. Une murder party remplace avantageusement le traditionnel apéritif debout. Elle se joue en fin de journée, dans une salle de réunion décorée pour l’occasion, avec un buffet. Un ton léger et drôle convient parfaitement.
La soirée de séminaire. Après une journée de réunions, l’équipe a besoin de changer d’air. Une murder party dans le gîte ou l’hôtel du séminaire occupe la soirée sans demander d’intervenant extérieur. Un univers dépaysant, comme le train de nuit de 1934 ou le chalet au ski de 1986, fait oublier les tableaux de bord.
Le team building dédié. Pour une demi-journée de cohésion, la murder party peut constituer l’activité principale, suivie d’un temps d’échange informel. Un ton classique, à la manière des romans d’Agatha Christie, met davantage l’accent sur la déduction et la coopération.
Combien de joueurs, et que faire au-delà de 14
Une murder party fonctionne parce que chaque joueur a un rôle qui compte dans l’intrigue. C’est pourquoi une table réunit en général de 5 à 14 joueurs. Nos kits vont jusqu’à 14 joueurs.
Pour une équipe plus nombreuse, la solution consiste à former plusieurs tables, chacune avec une enquête différente. Une équipe de vingt personnes jouera par exemple sur deux tables de dix, une équipe de quarante sur trois ou quatre tables. Utilisez des enquêtes différentes, idéalement dans des univers différents : si deux tables jouaient la même histoire, les joueurs pourraient se souffler la solution pendant une pause. Ces tables peuvent jouer en même temps dans des salles voisines, puis se retrouver pour comparer leurs enquêtes autour d’un verre.
Pour composer les tables, mélangez les services et les niveaux hiérarchiques, mais gardez ensemble les personnes qui se sentiront plus à l’aise avec un visage connu. Notre guide sur le nombre de joueurs d’une murder party détaille les autres solutions pour les grands groupes.
Le déroulé type d’une murder party d’entreprise
| Moment | Durée | Ce qui se passe |
|---|---|---|
| Accueil | Environ 20 min | Chacun se présente dans la peau de son personnage, l’organisateur annonce le crime |
| Tour 1 | 30 min | Premiers indices, premières conversations à deux ou trois |
| Tour 2 | 30 min | Nouveaux indices, les soupçons se précisent |
| Tour 3 | 30 min | Derniers indices, alliances et confrontations |
| Accusations et révélation | 20 à 30 min | Chacun désigne un coupable, puis on lit la solution |
Comptez environ 2 h 30 de jeu, plus le temps du buffet. Les règles détaillées figurent dans notre guide sur le déroulement d’une murder party.
Côté préparation, un collègue organisateur suffit : il envoie les invitations et les livrets de personnage une à deux semaines avant, imprime les cartes indices et installe la salle. Avec un guide de l’organisateur qui ne contient pas la solution, il peut même jouer avec les autres.
Les pièges à éviter au bureau
Le cadre professionnel impose quelques précautions que l’on oublierait entre amis.
Jamais d’anecdote gênante sur un collègue. C’est la règle la plus importante. Les personnages doivent rester fictifs : pas d’allusion à la vie privée de quelqu’un, à un conflit réel, à une erreur professionnelle, à un trait physique. Un clin d’œil bienveillant à la passion de chacun peut faire sourire, mais au moindre doute, abstenez-vous. Ce qui fait rire une table peut blesser durablement la personne concernée.
Une participation volontaire. Présentez la soirée comme une proposition, pas comme une obligation. Un collègue qui ne souhaite pas jouer peut tenir un rôle secondaire, aider l’organisateur ou simplement profiter du buffet.
Des rôles adaptés. Évitez de confier au manager le rôle du coupable tyrannique ou à la nouvelle recrue un personnage qui doit mentir à tout le monde. Distribuez les rôles les plus exposés à des volontaires à l’aise avec le jeu.
Un ton choisi avec soin. Les ambiances frissons ou les intrigues sentimentales appuyées passent moins bien au travail. Un ton léger ou classique reste le choix le plus sûr.
L’alcool avec modération. Proposez des boissons sans alcool aussi soignées que les autres, et pensez à ceux qui rentrent en voiture.
Commander un kit pour son entreprise
Il existe deux grandes manières d’organiser une murder party en entreprise : faire appel à une agence d’animation, qui fournit des comédiens et un maître du jeu, ou l’organiser en interne avec un kit. La première option convient aux grands événements avec un budget dédié, la seconde aux équipes qui veulent une soirée simple, chaleureuse et maîtrisée.
Si vous préférez une enquête écrite pour votre équipe, Suspectacle rédige une murder party sur mesure, avec les prénoms de vos collègues, l’univers et le ton de votre choix, et des personnages entièrement fictifs. Vous pouvez consulter un exemple de kit ou créer votre enquête ; le kit à imprimer arrive en général en moins de 30 minutes. Une facture au nom de la société est possible, et les tarifs sont fixes selon le nombre de joueurs de chaque table.
Une précision honnête : nos kits sont conçus pour être joués entre vous, au sein de votre équipe. Ils ne sont pas destinés à servir de support à une animation revendue à des tiers, par exemple par une agence événementielle à ses propres clients.
Questions fréquentes
Faut-il un animateur pour une murder party en entreprise ?
Non. Un collègue organisateur suffit, avec un guide qui explique le déroulé et le minutage. Si ce guide ne contient pas la solution, l’organisateur peut jouer comme les autres. Un animateur professionnel se justifie surtout pour un grand événement avec un budget dédié.
Peut-on organiser une murder party d’entreprise dans les locaux ?
Oui, une salle de réunion fait très bien l’affaire, à condition de pouvoir circuler et de disposer de quelques coins pour discuter à l’écart. Si plusieurs tables jouent en même temps, prévoyez une salle par table pour que les enquêtes ne se mélangent pas.
Quel univers choisir pour une murder party d’entreprise ?
Un univers dépaysant fonctionne souvent mieux qu’une intrigue au bureau, qui pourrait rappeler des situations réelles. Le manoir anglais, le train de nuit ou la croisière sur la Riviera créent une parenthèse bienvenue. Évitez les ambiances trop sombres et préférez un ton léger ou classique.
Une murder party peut-elle se jouer à distance ?
Le format est pensé pour être joué en présentiel : l’intérêt vient des conversations en aparté, des regards et du bluff autour d’une même table. Pour une équipe dispersée, mieux vaut la prévoir lors d’un séminaire ou d’une journée de regroupement.